scenographies

The Beast

in
Saga, 2015

“The Beast” est une scénographie conçue par Nadia Lauro pour la performance Saga de Jonathan Capdevielle.

“The beast” est un monolithe, un animal-montagne en fourrure, présence guardienne de la mémoire et avaleuse de souvenirs.

Nadia Lauro – The Beast - The Beast 2015
Nadia Lauro – The Beast - The Beast 2015
Nadia Lauro – The Beast - The Beast 2015
Nadia Lauro – The Beast - The Beast 2015
Nadia Lauro – The Beast - The Beast 2015
Nadia Lauro – The Beast - The Beast 2015

Note d’intention Jonathan Capdevielle

La pièce « Saga » met en scène une partie des épisodes d’un roman familial vécu dans les années 90. Ma sœur, mon beau-frère et le groupe d’enfants et d’adolescents que nous étions, vivions dans une aire de jeux où se côtoyaient les brigands, Bonnie & Clyde, des reconstitutions de films d’horreur, les week-ends à la plage, des répétitions du Lac des cygnes, des séances de spiritisme, mes premiers pas au théâtre, avec comme toile de fond les Hautes Pyrénées, son histoire et ses légendaires icônes.

J’ai travaillé à partir des souvenirs de cette période, en revisitant les lieux, en convoquant les personnages et les situations qui composent les épisodes de cette trépidante vie passée. J’ai développé mon propre récit et celui de ma sœur, deux narrations, deux témoignages sur une même histoire. Ce passé raconté au présent est proche du docu-fiction, il s’entremêle au passé revisité et rend compte du caractère tout à la fois euphorique, ludique, mélancolique et sombre de ces épisodes de vie théâtralisée.

J’ai construit une narration qui fonctionne comme la mémoire. Elle opère par tris, sauts dans le temps, décalages entre le corps présent et le langage, sensations brouillées ou ellipses. Chaque matériau, archives, vidéos, scénographie, lumière, corps, jeu d’acteur doit trouver sa place pour entrer dans la symphonie du souvenir. Il y a comme deux formes de partitions qui nourrissent le récit, celle de la parole qui est presque continue, dans le style d’une pièce radiophonique ; et celle du mouvement des corps qui s’étire, se décale et par moment se fige.

Dans cette masse mémorielle, la frontière entre la réalité et la fiction est ténue.

Une dissociation s’exerce entre le corps et la voix, entre l’action et la parole afin d’être au plus près du regard porté par l’enfant sur ces évènements intemporels parfois déformés, exagérés, absurdes, et qui sont le miroir de notre identité.

Jonathan Capdevielle. 2015

Credits Saga

conception et mise en scène  Jonathan Capdevielle

texte  Jonathan Capdevielle avec la participation de Sylvie Capdevielle & Jonathan Drillet

interprétation  Jonathan Capdevielle, Marika Dreistadt, Jonathan Drillet & Franck Saurel

conseiller artistique – Assistant à la mise en scène  Jonathan Drillet

conception et réalisation scénographique  Nadia Lauro

assistant à la scénographie  Romain Guillet

lumières  Patrick Riou

régie générale et plateau, bruitages live  Jérôme Masson

régie son  Vanessa Court

réalisation costume animal  Daniel Cendron

réalisation costume traditionnel  Cécilia Delestre

images  Sophie Laly, Jonathan Capdevielle

enfant  Kyliann Capdevielle

photos  estelle hanania et nadia lauro

 

création Les Spectacles Vivants – Centre Georges Pompidou. 2015

production Bureau Cassiopée

coproduction Le Parvis scène nationale Tarbes Pyrénées (FR) / Pôle sud, CDC en préfiguration-Strasbourg (FR) / Les Salins, scène nationale de Martigues (FR) / Scène nationale d’Orléans (FR) / CCN de Montpellier Languedoc-Roussillon dans le cadre de ]domaines[ et du projet Life Long Burning soutenu par le programme Culture de l’Union Européenne (FR) / L’Arsenic-Lausanne (CH) / Les Spectacles Vivants – Centre Pompidou-Paris (FR) / Maison de la Culture d’Amiens-centre de création et de production (FR) / Latitudes contemporaines-Lille (FR) / BIT Teatergarasjen- Bergen (NO) / Théâtre Ouvert-Paris avec le soutien de la Région Ile-de-France (FR) / La Ménagerie de Verre-Paris (FR) / Théâtre Garonne, scène européenne Toulouse (FR) / Arcadi (FR) / Bureau Cassiopée (FR)

avec l’aide du Quartz, scène nationale de Brest (FR) et du Centre National de la Danse-Pantin (FR)

avec le soutien de la DRAC Ile-de-France au titre de l’aide au projet.

pour ce projet, Jonathan Capdevielle est artiste soutenu par APAP -Advanced Performing Arts Project- qui reçoit le soutien de la commission européenne